Brèves: l'actualité minceur et bien-être
Finir son assiette est-il un risque d’obésité infantile ?
Le 03/05/2013 par Lise Petit
Rare sont les parents qui n’encouragent pas leurs enfants à finir leurs assiettes. Pourtant, selon une récente étude, obliger un enfant à terminer son assiette augmenterait son risque de devenir obèse.
Le forcer à manger ou comment dérégler tout les repères de l’enfant
En effet, l’étude en question a été menée par des scientifiques américains auprès de 2 200 enfants et 3 500 adultes. Les scientifiques de l’Université du Minnesota ont observé les comportements de ces familles. Selon les résultats de l’étude, le risque d’obésité infantile serait plus présent chez les familles où les parents mettent la pression à leurs enfants pour qu’ils finissent leurs assiettes. Les enfants mangeraient dans ce cas plus qu’à leur faim.
Kathie Loth, diététicienne et auteur de cette étude, explique que “si vous pressez les enfants de manger en vous appuyant sur des facteurs environnementaux tels que le prix de ce qu’il y a dans l’assiette ou l’heure de la journée, ils vont perdre la capacité de comprendre leurs signaux internes pour savoir s’ils ont faim ou non”.
Les pères plus exigeants et les garçons plus ciblés
Aussi, l’étude des chercheurs américains indique d’ailleurs que ce sont les pères qui incitent le plus leurs enfants à finir leurs assiettes. Plus encore, la pression s’exercerait davantage sur les garçons que sur les filles.
Toujours d’après Kathie Loth, “Dans les années 50, finir son assiette n’avait pas la même signification. Les portions sont devenues trop importantes.” Le docteur Michael Hobaugh ajoute que dans une société où il y a beaucoup d’obèses, les parents n’arrivent plus à savoir si leur enfant a le bon poids ou non.
La plupart du temps, les parents préparent à leurs enfants des assiettes trop fournies. Pousser son enfant à finir son assiette alors que la portion est trop importante pour lui, ferait perdre les repères de l’enfant, et il prendrait l’habitude de manger plus qu’à satiété. L’enfant pourrait même avoir la sensation de se gaver à chaque repas, et cela lui couperait le plaisir de manger.











