Brèves: l'actualité minceur et bien-être
L'anorexie pointée du doigt
Le 18/03/2015 par Gaëlle Le Pemp
Le député de l’Isère Olivier Véran cherche à combattre l’anorexie des mannequins.
Une maigreur toujours plus vantée dans les magazines féminins
Si l’obésité est un problème de santé publique, être trop maigre peut aussi avoir des conséquences relativement néfastes sur la santé.
Les magazines féminins renforcent l’idée qu’il faut être mince, voire très mince, pour être belle, en ne montrant que des photos de femmes extrêmement minces. Énormément de jeunes filles aujourd’hui s’identifient à ces mannequins et célébrités retouchées des magazines, les montrant plus minces les unes que les autres.
Les mannequins refusés dans les agences si l’IMC est trop bas
Afin d’essayer de lutter contre cette maigreur extrême et dangereuse tant pour les mannequins elles-mêmes que les filles qui essaient de leur ressembler, le député Olivier Véran a proposé deux amendements pour combattre l’anorexie des mannequins.
Tout d’abord, il souhaiterait imposer aux agences un recrutement différents de celui qui existe actuellement. En effet, il serait imposé aux agences de mode de ne pas employer de mannequins dont l’IMC (Indice de Masse Corporelle) serait trop basse. Pour Olivier Véran, également médecin au CHU de Grenoble, un IMC en dessous de 18 montre une importante dénutrition, quant à un IMC en dessous de 16, on parle d’état de famine. Les mannequins devront alors montrer un certificat médical lors du recrutement ainsi qu’un second quelques semaines plus tard. Si les agences ne respectent pas cette obligation, elles se verront sanctionnées. Elles pourront encourir alors jusqu’à 6 mois d’emprisonnement et d’une amende pouvant aller jusqu’à 75000€.
Combattre les sites faisant l’apologie de l’anorexie
L’autre proposition d’Olivier Véran est de combattre les sites faisant l’apologie de l’anorexie en créant un “délit de valorisation de maigreur excessive”. Cela ne viserait que les sites internet, forums ou blogs faisant la promotion d’une maigreur extrême et donnant des conseils pour y parvenir. Les sites ou comptes de réseaux sociaux personnels où les personnes veulent perdre du poids ne sont pas concernés.
Le dernier exemple en date est celui du “Tight Gap”, qui a fait et fait encore parler de lui. Il s’agit de cet espace entre les cuisses qui n'apparaît qu’en cas de fort amincissement. C’est pourtant devenu un phénomène de mode malgré toutes les mises en garde.
La ministre de la santé Marisol Touraine défend d’ores et déjà cette cause.
La décision définitive de ces amendements sera prise par la Haute Autorité Sanitaire et cette décision n’est pas encore déterminée.











