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La maltraitance rendrait obèse
Le 24/05/2013 par Lise Petit
La maltraitance est déjà connue pour être à l’origine de dépression ou de comportements à risque, désormais, d’après une étude britannique, la maltraitance pourrait rendre obèse.
Maltraitance et obésité sont liés
En effet, l’étude qui a été menée au King’s College de Londres montre que maltraitance et obésité sont liés. La méta-analyse s’est portée sur les données de 41 études menées sur la maltraitance infantile sévère à travers le monde, soit 190 285 personnes. D’après le Dr Andrea Danese, pédopsychiatre au King’s College de Londres et auteur principale de l’étude, la maltraitance augmente de façon considérable le risque l’obésité à l’âge adulte. La maltraitance infantile sévère provoquerait un risque d’obésité accru de 36%.
La maltraitance (une violence physique, psychologique, sexuelle ou la négligence) est donc bien liée à l’obésité d’après les résultats de l’étude. De précédentes études avaient montré que le stress était associé à un risque précoce d’obésité - les situations stressantes nous feraient manger plus et plus gras - ici, le sujet de la maltraitance est plus grave et plus difficile à gérer.
Les chercheurs ont réussi à émettre certaines hypothèses quant au lien entre maltraitance et obésité. En cause : le statut socio-économique du foyer, le tabagisme ou la consommation d’alcool des parents mais aussi la pratique ou non d’une activité physique.
En revanche, cette étude ne prétend pas que l’obésité engendrerait maltraitance, et encore - les personnes obèses sont souvent victimes de discimination et les médecins aussi discriminent les personnes en surpoids.
De plus, l’étude montre que la dépression est aussi un facteur accélérateur d’obésité chez les sujets maltraités durant leur enfance.
Stress, dépression et obésité
L’étude, dont les résultats ont été publiés dans la revue Molecular Psychiatry, explique que la maltraitance pourrait toucher certaines zones du cerveau, alors en dépression, liées à l’inhibition de l’alimentation et le stress pourrait impacter les hormones qui régulent l’appétit. Les auteurs ajoutent que les personnes maltraitées dépensent moins de calories en raison des effets de ce stress précoce sur le système immunitaire pouvant d’ailleurs entraîner fatigue et activité réduite.
Les auteurs concluent cette étude en disant qu’en prévenant la maltraitance, de nombreux cas d’obésité pourraient être évités. Ils conseillent donc de redéfinir des interventions liant maltraitance et obésité
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