Selon le baromètre TNS SOFRES de confiance des fruits et légumes de 2015, 71% des français attendent de la grande distribution qu’elle favorise une consommation responsable et 76% pensent qu’acheter de façon responsable est une façon de s’impliquer. Les producteurs de pommes ont bien saisi cette attente puisque désormais, 60% d’entre eux sont labellisés « écoresponsables« , soit l’équivalent de 1300 pomiculteurs.

Vergers écoresponsables : 6 engagements concrets

Les engagements des producteurs concernent 6 points clefs :

1- Favoriser la biodiversité en verger
2- Privilégier des méthodes de lutte biologique
3- Raisonner les interventions en verger
4- Récolter les pommes à la main à maturité optimale
5- Garantir la traçabilité du verger au point de vente
6- Faire contrôler le respect de ces bonnes pratiques par un organisme externe et indépendant.

Quelques techniques appliquées sur le terrain

Les méthodes employées permettent notamment de limiter l’usage de pesticides. Ainsi, pour lutter contre le ver de pomme, larve d’un papillon de nuit appelé « carpocapse », de petits diffuseurs de phéromones sont accrochés dans les arbres et répandent l’odeur de la femelle dans le verger. Désorientés, les papillons mâles ne parviennent plus à trouver les femelles. Sans accouplement, pas de larve. Et donc aucun ver dans les pommes ! Cette technique de « confusion sexuelle » est mise en place dans plus de 80% des vergers écoresponsables.

Pour lutter contre l’araignée rouge, les pomiculteurs ont introduit il y a quelques années son prédateur, un autre acarien nommé typhlodrome. Celui-ci gère désormais de façon autonome les populations d’araignées rouges et a permis de supprimer totalement les traitements acaricides dans la plupart des vergers.

Pour lutter contre la tavelure, un champignon de printemps qui génère des taches brunes sur les feuilles et sur les fruits, le pomiculteur va agir de manière préventive en broyant les feuilles qui sont au sol et en les éliminant, afin de limiter les « foyers dormants » de ce champignon qui sont naturellement présents dans le verger. En éliminant ces foyers, le pomiculteur limite la projection de spores qui contamineront les feuilles et les fruits lorsque les conditions d’humidité et de chaleur seront favorables au développement du champignon.
Les producteurs sont aidés en cela par des capteurs situés sur le vergers et qui leurs permettent de suivre l’humidité du sol, de l’air, les conditions météo globales en temps réel. Ce type d’outil d’aide à la décision permettent également de gérer au mieux l’arrosage et d’économiser la ressource.