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La paralysie du sommeil : la peur de dormir

La paralysie du sommeil : la peur de dormir

Vous vous réveillez brusquement en plein milieu de la nuit, vous vous sentez paralysé, l’angoisse commence à monter et vous sentez comme une présence qui vous écrase la poitrine. Vous souffrez sûrement de « paralysie du sommeil », mais rassurez-vous, vous n’êtes pas seul, 40% de la population souffrirait de ces « crises ».

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Qu’elles sont les sensations pendant une « crise » ?

La paralysie du sommeil est un phénomène aussi fréquent qu’effrayant pour le dormeur. Mais est-ce vraiment dangereux ? Non elle n’est pas dangereuse, la paralysie du sommeil consiste à se réveiller et ne plus pouvoir bouger, d’avoir la sensation d’être paralysé.  Vous continuez à respirer, il y a donc des mouvements inconscients du corps (la respiration), mais les mouvements volontaires sont impossibles. Une situation très angoissante et qui est parfois associé à des hallucinations, on croit être agressé ou que quelqu’un se trouve dans la pièce.

Mais la personne dort ou est réveillée ?

Quand cette paralysie du sommeil survient, le cerveau du dormeur est bien éveillé, mais le corps est encore endormi. Il se trouve toujours dans la phase de sommeil appelée « sommeil paradoxal ». Dans cette phase, il n’y a plus du tout de tonus musculaire, c’est donc un éveil incomplet. Habituellement, cette paralysie arrive au moment du réveil, beaucoup moins lors de l’endormissement, il se créer alors une espèce de dissociation entre le cerveau et le corps.

Plusieurs études montrent que 20 à 30% de la population a expérimenté au moins une fois dans sa vie une forme légère de paralysie du sommeil, en particulier lors de l’adolescence.

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Le sommeil et le réveil sont très fortement liés à beaucoup de mécanismes de notre corps qui doivent être coordonnés. Dans plusieurs cas, cette coordination ne l’est pas, cela est très souvent dû au stress, à un manque de sommeil, des horaires irréguliers ainsi que d’autres facteurs comportementaux. Par contre, dans de très rares cas, cette paralysie du sommeil est dû à une vraie maladie : la narcolepsie, qui ne touche que trois personnes sur mille.

Ce phénomène naturel de paralysie du sommeil a beaucoup influencé les histoires de fantômes, de démons qui nous visiteraient la nuit. Parmi celles-ci, le mythe des succubes, des diables qui profiteraient de la nuit pour avoir des rapports érotiques avec les dormeurs.

Le mécanisme de cette paralysie

Durant la phase de sommeil paradoxal (sommeil avec rêves), le corps est paralysé. Cette atonie musculaire, visant à nous empêcher d’agir pendant nos rêves, est la conséquence de l’inhibition des motoneurones spinaux par un neurotransmetteur, la glycine. Normalement, les hormones se dissipent avant la fin du rêve et avant le réveil. Dans de rares cas cependant, les hormones continuent à annihiler les fonctions motrices du corps lorsque la personne est éveillée : celle-ci se retrouve paralysée.

Sous l’emprise de la peur, le cerveau, encore dans un état de conscience intermédiaire entre le songe et l’éveil, essaie de trouver une explication à cette paralysie et produit l’entité ou la présence effrayante.

La plupart du temps, le seul fait d’expliquer le mécanisme de la paralysie du sommeil aux personnes qui en souffrent fait non seulement disparaître la peur mais aussi les hallucinations associées.

Différents niveaux d’hallucinations

L’inconvénient principal de la paralysie du sommeil réside dans les hallucinations éventuelles et l’effroi qu’éprouvent les personnes affectées.

Lorsque la paralysie est accompagnée d’hallucinations hypnagogiques, il existe plusieurs degrés d’hallucination, pouvant varier de l’illusion fugace à l’hallucination complète où la personne est convaincue d’avoir vécue une expérience réelle. Dans les deux tiers des cas, les personnes éprouvent juste la sensation d’une présence ou d’une entité. Cette présence est la plupart du temps « ressentie », le sujet ayant l’impression qu’elle est hors du champ de vision, debout dans la pièce ou assise sur le lit.

Parfois cette présence paraît inquiétante, inquisitrice ou maléfique. Plus rarement, elle peut se montrer agressive, et s’asseoir sur le torse du dormeur pour essayer de l’étouffer ou de l’étrangler. Partout dans le monde, en Occident comme en Orient, ce phénomène a donné naissance à diverses représentations : Old Hag (la vieille sorcière) en Amérique du Nord ; incubes et succubes en Europe ; le Broyeur d’os dans les pays baltes, etc.

D’autres types d’hallucinations sont parfois rapportées : sonores (craquements, claquements dans la tête ou la nuque, bruits secs, bangs, sonneries) ; tactiles (contacts physiques, sensation d’être tiré par les pieds, vibrations dans le corps, tremblements) ; visuelles (tâches lumineuses, auras, boules de lumière, perception des objets dans le noir) ; kinesthésiques (sensations de flottement, de chute ou d’expérience hors du corps).

 

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